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Lundi (07/06/04)
Il sent le désir, la vie et l’euphorie l’habiter, il se consacre pleinement au corps et au plaisir qu’il peut procurer. Doucement, imperceptiblement, il reprend l’initiative, embrassant son cou, la faisant glisser sur le côté, ventres soudés. La chaleur venant du ventre féminin attise encore plus son envie d’y plonger. Ses lèvres sont en train d’explorer l’épaule ronde, descendent le long du bras, sa joue collée contre son sein, ses lèvres parfois s’y perdent. Il embrasse et lape le contour du sein, se contente de frôler la partie la plus sensible, qui chaque fois qu’il s’en approche se dirige vers lui, change de sein, refait le même manège ; les mains de la jeune femme sont perdues dans sa chevelure, le poussant également vers ces parties du corps réclamantes. Tout à coup, laissant le bord de sa bouche dessiner une enième fois le bord du téton, il le laisse d’un glissement pénétrer sa bouche, aspirant comme un nourrisson affamé. Elle se cambre, retenant son souffle
Ecrit par nas, à 16:31 dans la rubrique "Le retour inespéré".
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Samedi (05/06/04)
Elle se leve, ramasse les boitiers de cédés, il se précipite vers elle, lui dit d’arrêter. Ca n’est pas à elle de le faire ! Elle insiste, il fait mine de prendre les boites de ses mains, elle tient bon, ils sont l’un face à l’autre, accroupis, leur mains se touchent… leurs lèvres également. Soudainement, merveilleusement, les boitiers tombent au sol tandis que pour la première fois leurs langues se rencontrent en un contact electrique, doux…  Ils se rapprochent encore, il l’embrasse dans le cou, elle soupire fortement, soulevée dans les airs. Sa tête tourbillonne.  Il la dépose doucement sur le divan, lui demande d’un souffle si elle n’a pas froid.  « Ma robe est mouillée, je pourrai attraper froid » répond elle, le regard malicieux et la mine boudeuse. Il comprend, sourit, s’exécute : mais le tissu est humide, il peine un peu à le lui retirer, malgré toute sa délicatesse. Ils rient. Ses mains explorent son corps par delà le tissu réticent, sa poitrine qu’il sent lourde, durcit à leur contact. Et tandis que fébrile, elle se libère de sa robe, il se soumet aux courbes de son corps dénudé. Corps a corps : poitrine contre poitrine, sexe contre sexe, séparés seulement par les fins tissus. Leurs lèvres se joignent. Ils sont couchés sur le divan, emmelés. 
Elle se met sur lui, embrassant son visage tandis qu’il fait courir ses mains sur ses hanches. Elle sent, sous elle, la virilité prisonnière du sous vetement lui carresser le bas ventre, pulser et rayonner de chaleur. Son soutien-gorge défaille, libérant enfin sa lourde poitrine qui  se fait aussitôt happer par deux mains avides. Caresses, douceur extrême, jeu habile. Agaçant les tétons sans jamais les toucher franchement.  Un langoureux frisson la parcourt alors qu’elle se replie sur lui, échappant à l’emprise de ses mains, se détachant du contact de son sexe. Elle embrasse la poitrine imberbe, joue avec son nombril qui se rétracte sous ses coups de langue amusés. 
Elle se détend, féline, étirant son corps au dessus du sien, effleurant ses seins contre sa poitrine : à chacune des respirations haletantes de ce dernier ils s’écrasent pleinement contre lui.  Les mains du jeune homme la plaquent contre lui, tous deux étourdis laissent leurs corps parler à leur place, elle sent le membre de son compagnon tenter de l’envahir, freiné dans sa progression par leur tissus protecteurs. Elle s’offre, se sachant imprenable, s’appuie de tout son poids sur lui en un soupir évocateur. Elle goutte avec délectation les lèvres pulpeuses,  étrangement charnues pour un homme, trouve le goût de sa salive exquis, s’amuse de leur jeux de langues, se quittant pour mieux se rejoindre.
Ecrit par nas, à 13:05 dans la rubrique "Le retour inespéré".
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Vendredi (04/06/04)
Son regard traîne et elle sourit : dire qu’elle avait honte de son « désordre ». Son pied encontre le coussin sur lequel elle s’était assise la dernière fois, depuis lequel elle l’avait vu  au travers du miroir l’observer avec tellement d’intensité. Le trouble l’envahit, à nouveau.
 
Il revient avec deux longues serviettes de bain, les lui tend en lui disant qu’il la trouve vraiment très belle, qu’il est ravi qu’elle soit là. «  Moi aussi je suis heureuse d’être là Max. »  Il se dirige vers la table, prend tout en vrac et déplace son désordre dans l’évier.  Elle s’essuie, commençant par les cheveux.  Quand sa tête émerge du tissu, elle le trouve affairé à ramasser ses vêtements éparpillés partout et d’un mouvement de la hanche ouvrir la porte de sa chambre et tout jeter dedans.  « Tu n’es pas obligé de tout ranger tu sais »  « Je sais. Mais de toute façon il était temps que je le fasse ! » «  Effectivement » conclut-elle d’un rire crystalin.
Ecrit par nas, à 13:38 dans la rubrique "Le retour inespéré".
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Jeudi (03/06/04)
3
Ecrit par nas, à 21:50 dans la rubrique "Premiers Pas".
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Mardi (01/06/04)
Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvre sur la proie tant convoitée, en caleçon américain, moulant ses hanches et dévoilant un corps sain, légèrement musclé aux formes rondes, aussi doux que son visage qui là est encombré d’une barbe de quelques jours.  Derrière lui, elle à du mal à reconnaître l’appartement visité une quinzaine de jours plus tôt. On dirait qu’une tornade l’a retourné, boites de cédés traînants au mileu de vêtements probablement sales, table jonchée d’assiettes, de couverts et elle reconnaît même l’ensemble ayant servi pour le thé à la menthe n’ayant quasiment pas bougé, seulement recouvert d’un carton d’une pizza livrée
à domicile.  Elle se dit que l’odeur de l’encens doit la préserver d’autres moins douces, la musique qui lui avait tant plu la fois précédente coule de nouveau dans ses oreilles, clarinette, et guitare maure…  Mais de tout cela elle ne se soucie que fort peu, toute son attention est fixée sur ce mec qui la met dans un état si agréable.
Ecrit par nas, à 12:40 dans la rubrique "Le retour inespéré".
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Lundi (31/05/04)
Depuis deux semaines, ses pieds la mènent à chacune de ses promenades dans le même quartier.  Flâner ou faire les magasins, les excuses sont toujours bonnes.  A chaque fois qu’elle repart, la déception de ne l’avoir croisé au hasard des détours de sa promenade l’envahit.  Deux semaines. Cela fait deux semaines qu’elle sursaute chaque fois que sonne le téléphone ; qu’elle tremble chaque fois qu’elle consulte son répondeur.  Le fait qu’il ne se soit rien passé  la fois précédente a fait monter son estime pour ce mec, elle  est contente qu’ils aient pris leur temps.  Mais elle maudit aussi cette pudeur, car depuis deux semaines elle a le ventre en feu.  Assaillie de sentiments tendres et animaux pour le garçon aux mains agiles, elle ne s’endort plus sans les sentir parcourir son corps, se réveille tous les matins un peu plus alanguie.  En classe elle rayonne d’énergie, jamais elle n’a possédé autant d’aisance en donnant cours.  Mais chez elle, elle n’a plus le temps de s’occuper de son intérieur, le passant à errer près de chez lui, le bourreau de son corps. Bourreau de son cœur.. ? Cette fois-ci elle est venue à pieds de chez elle, promenade d’une heure et demie, le soleil brillait quand elle est sortie, enfin elle croit, les cordes qui lui tombent sur  la tête sont, en tout cas, bien loin des rayons du soleil. Si elle y a pris plaisir au début, il s’est vite dissipée car là, elle commence à frissonner.  Au loin elle aperçoit la maison tant recherchée, toujours évitée, y voit un rai de lumière au travers des persiennes, elle se lance, court jusqu’à la porte et en actionne la sonnerie.
Ecrit par nas, à 15:48 dans la rubrique "Premiers Pas".
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Dimanche (30/05/04)
Le retentissement de la sonnerie de la porte déchire la savante orchestration mi naturelle, mi provoquée, le sortant vaguement de ses songes.  Il se dirige d’un pas lourd vers la porte, se demandant qui peut bien venir chez lui par ce temps maudit tout en se grattant distraitement la barbe naissante qui lui assombrit encore un peu plus le visage. Il ouvre la porte  et reste figé, les yeux éclairés d’un sourire, la main restée sur sa joue , la bouche incapable d’accompagner le sourire de ses yeux, exprimant plutôt un étonnement béat.  Elle est là, devant lui, complètement trempée, habillée d’une longue robe pourpre en satin surmontée d’une fine veste
d’une couleur similaire, épousant ses formes opulentes avec une précision diabolique, poussant le vice à dessiner le bout de ses seins, grain après grain, les dévoilant tendu au travers du tissu.
Ecrit par nas, à 17:07 dans la rubrique "Le retour inespéré".
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Vendredi (28/05/04)

Cela fait deux semaines qu’il est sans nouvelles, deux semaines interminables où chacune des secondes passées avec Elle le hante sans cesse.  L’euphorie s’est peu à peu muée en une mélancolie indescriptible.  Ce soir la mélancolie est cafardeuse.  Mais ce cafard, il le goûte dans ses moindres replis, appréciant pleinement cet état qu’il n’ose nommer.  La pluie bat la fenêtre avec intensité. A l’origine de ses sombres pensées, elle tombe violemment depuis quelques minutes comme si de rien n’était, les nuages sont tellement sombres qu’il est forcé d’allumer sa lampe halogène, luminosité faible, presqu’ombre, comme si le soleil, déjà, disparaissait se reposer.  Le sien est parti il y a onze jours exactement.  Il aurait pu appeler mais n’a osé le faire, n’ayant rien à dire de particulier, voulant juste l’entendre, il aurait dû…  Anouar Brahem et son « conte de l’incroyable amour » accompagne le chant plaintif de la pluie, le chant de son cœur…  De nombreuses fois il a maudit sa mortelle timidité, il se dit qu’elle ne s’est pas sentie désirée, qu’il cache trop tout ce qui l’assaille, mais à chaque fois, il en arrive à la même conclusion : il n’aurait de toute façon rien pu faire de plus. Il ne faut pas regretter ce qui est fait. Les heures passées en Sa compagnie furent magiques, grâce aussi à sa timidité.

Ecrit par nas, à 00:05 dans la rubrique "Le retour inespéré".
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Lundi (24/05/04)
--> suite et fin

Elle lui tourne le dos, le  remercie une dernière fois,  lui dit qu'elle espère qu'il refera  ses fanfaronnades... puis elle  s'enfonce  dans le couloir. Elle sait qu'il la regarde onduler et  en  prend  un  plaisir intense. Il lui répond qu'il n'y manquera pas, la voit disparaître dans l’obscurité de la cage d’escaliers.  Il reste immobile longtemps,  à écouter le bruit  de ses pas s'éloignant dans la nuit puis, doucement,  il referme la porte.

Ecrit par nas, à 15:30 dans la rubrique "Premiers Pas".
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Dimanche (23/05/04)

« Je t’offre un verre de thé pour parfaire la soirée ? »  Elle acquiesce en silence et l'observe tendrement s'affairer dans  la  cuisine américaine. Une cuisine de célibataire : un peu désordonnée, casseroles de-ci de-là,  une serviette abandonnée trône négligemment sur l’évier.. Sandra aime cette atmosphère, elle s'y sent légère, en sécurité même.  Il l’a rejoint, muni d’un plateau encombrant : théière  marocaine  grise  métallisée encore fumante accompagnée de son pot en bois sombre, duquel déborde une mosaïque de sucres en morceaux, une mosaïque de couleurs : canne, blanc,  brun  et  candi.  Deux petits verres aux bords  rehaussés d'ornementations  vertes complètent le service. Il verse le thé presque bouillant d'un geste ample dirigé par l'habitude, suit le cérémonial de reverser les verres déjà  servis  dans  la  théière. Elle l’observe, encore, puis  rit  en lui disant qu'il a des habitudes  de  mec  enturbanné. Sans se déconcentrer de sa tache,  il  lui explique  que c'est pour mieux mélanger  le  sucre  qui est déjà dans la théière. Elle reste songeuse sur  ces  derniers  mots,  le  regardant  terminer en silence.  « Prend garde, c'est terriblement chaud » Puis il ajoute doucement :. « Je suis content que tu sois là, chez moi. » Ils sont assis  l'un  en  face de l'autre, les bougies illuminant leurs yeux de mille flammes  mouvantes. Elle trempe précautionneusement ses lèvres dans le breuvage,   laisse   le   liquide   brûlant   inonder  ses  muqueuses, l'imprégner  de  cette  saveur  si  particulière, alliage de menthe fraîche de  sucre  et  de  thé  vert,  rappelant si intensément la volupté des anciens nectars. Elle ferme les yeux  de  plaisir, quand elle les rouvre,  le regard de son hôte est plongé  dans  le sien, brûlant comme le thé et brillant comme un millier  de  chandelles  allumées.  Elle  se sent convoitée, ardemment désirée.  La  sensation qui l'avait prise tout à l'heure réapparaît au creux   de   son  ventre,  comme  une  boule  d'énergie,  une  plainte déchirante.   Elle   décroise   puis   recroise   les  jambes,  sourit désappointée quand le jeune homme flanche et laisse traîner son regard sur  la  théière,  avec  laquelle  il  joue  quelques instants encore pour se redonner  bonne figure. Il lui parle, mais elle ne sait pas de quoi. Elle est bien trop perturbée,  se demandant  ce qui lui pr end.. s'alanguir ainsi sous un regard. La situation  lui plait ; elle se surprend à rêver… alors que sa main libre rejoint deja celle  du  jeune  homme, qui joue distraitement avec le couvercle de la théière.  Leurs   doigts  se  joignent, s'entremêlent ;  leurs  regards  se trouvent.  L'instant paraît durer une éternité, ils se sourient, tous deux  intimidés  par  ce  contact  si simple mais franc. Sourdement, la conversation reprend,  ils parlent des autres, de la vie, de tout  et  non  pas de rien. Leurs mains sont toujours enlacées, mêlées dans une  parade  érotique  complexe,    les  doigts sont autant de zones érogènes, où la paume est un lit de tendresse. Leurs propos sont à des lieues des méandres de leurs mains, ils le savent mais se délectent de cette  contradiction.  Ils  terminent leurs verres respectifs dans une ambiance détendue mais intense. Elle se lève en le remerciant pour son accueil, l'embrasse doucement à la commissure des lèvres, sur le pas de la  porte. Tandis qu'il la serre contre lui d'un mouvement amical, elle plaque  inconsciemment  son bassin au sien, sa poitrine pleine écrasée par  leur étreinte.. Ils se détachent à regrets. 

Ecrit par nas, à 00:53 dans la rubrique "Premiers Pas".
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