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Elle se leve, ramasse les boitiers de cédés, il se précipite vers elle, lui dit d’arrêter. Ca n’est pas à elle de le faire ! Elle insiste, il fait mine de prendre les boites de ses mains, elle tient bon, ils sont l’un face à l’autre, accroupis, leur mains se touchent… leurs lèvres également. Soudainement, merveilleusement, les boitiers tombent au sol tandis que pour la première fois leurs langues se rencontrent en un contact electrique, doux…  Ils se rapprochent encore, il l’embrasse dans le cou, elle soupire fortement, soulevée dans les airs. Sa tête tourbillonne.  Il la dépose doucement sur le divan, lui demande d’un souffle si elle n’a pas froid.  « Ma robe est mouillée, je pourrai attraper froid » répond elle, le regard malicieux et la mine boudeuse. Il comprend, sourit, s’exécute : mais le tissu est humide, il peine un peu à le lui retirer, malgré toute sa délicatesse. Ils rient. Ses mains explorent son corps par delà le tissu réticent, sa poitrine qu’il sent lourde, durcit à leur contact. Et tandis que fébrile, elle se libère de sa robe, il se soumet aux courbes de son corps dénudé. Corps a corps : poitrine contre poitrine, sexe contre sexe, séparés seulement par les fins tissus. Leurs lèvres se joignent. Ils sont couchés sur le divan, emmelés. 
Elle se met sur lui, embrassant son visage tandis qu’il fait courir ses mains sur ses hanches. Elle sent, sous elle, la virilité prisonnière du sous vetement lui carresser le bas ventre, pulser et rayonner de chaleur. Son soutien-gorge défaille, libérant enfin sa lourde poitrine qui  se fait aussitôt happer par deux mains avides. Caresses, douceur extrême, jeu habile. Agaçant les tétons sans jamais les toucher franchement.  Un langoureux frisson la parcourt alors qu’elle se replie sur lui, échappant à l’emprise de ses mains, se détachant du contact de son sexe. Elle embrasse la poitrine imberbe, joue avec son nombril qui se rétracte sous ses coups de langue amusés. 
Elle se détend, féline, étirant son corps au dessus du sien, effleurant ses seins contre sa poitrine : à chacune des respirations haletantes de ce dernier ils s’écrasent pleinement contre lui.  Les mains du jeune homme la plaquent contre lui, tous deux étourdis laissent leurs corps parler à leur place, elle sent le membre de son compagnon tenter de l’envahir, freiné dans sa progression par leur tissus protecteurs. Elle s’offre, se sachant imprenable, s’appuie de tout son poids sur lui en un soupir évocateur. Elle goutte avec délectation les lèvres pulpeuses,  étrangement charnues pour un homme, trouve le goût de sa salive exquis, s’amuse de leur jeux de langues, se quittant pour mieux se rejoindre.
Ecrit par nas, le Samedi 5 Juin 2004, 13:05 dans la rubrique "Le retour inespéré".

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