Ils sont tout deux installés dans le large fauteuil qui lui vient de ses grands-parents, profond et confortable, recouvert d'un tissu ocre d'une douceur incomparable. Proximité complice. La voix rouillée, il lui demande gentiment si elle veut bien, sans aucune malice bien sûr, enlever son corsage, ce qui lui permettra de prouver qu'il est capable de masser. Elle lui rappelle qu'il est surtout sensé être le meilleur et qu'il a intérêt à l'être s'il ne veut pas subir ses quolibets jusqu'à la fin des temps. Tout en terminant sur ces mots lourds de menaces, elle enlève prestement et élégamment sa blouse et la plaque, d'un geste de pudeur calculée, contre sa poitrine. La main du jeune homme, s'imprimant sur l'épaule, l'invite à s'allonger, ce qu'elle fait de bonne grâce.
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"Le pari"